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Un ours en peluche... mais pas que !

5 Oct 2017

Je suis un ours en peluche… mais pas que ! Pour certaines personnes, je suis plus que cela… Laissez-moi vous raconter mon histoire :

 

Dans une ruelle, proche des bords de Seine, il y avait un petit magasin de jouet. La façade de la boutique n’avait pas trop d’allure et pouvait en faire reculer plus d’un. Mais dès qu’une personne s’aventurait et passait les portes de cette boutique, il plongeait dans un monde enchanté rempli de couleur et de chaleur.

 

Moi, l’ours en peluche, je vivais là entouré de mes amis. Un matin, une personne est entrée dans mon antre et m’a longuement regardé… je passais un terrible examen entre ses mains experte. Puis, elle me reposa sur l’étagère… avais-je échoué ? Puis je me suis senti soulevé, plané dans les airs ; elle était revenue me chercher, la joie m’inondait.

 

Je me suis retrouvé enfermer dans une jolie boite avec un gros nœud rouge, je notai que j’allais être offert. J’allais donc découvrir la tête de mon ou ma future amie en même temps que lui ou elle, j’avais hâte !

 

Je fus offert le jour même… et quelle surprise ! Je découvris que ma maîtresse n’était pas une enfant mais une jeune femme éblouissante. On a tendance à croire, nous autres les ours en peluche, que nous sommes destinés uniquement aux enfants mais que nenni ! Elle me prit dans ses bras, me serra très fort puis elle fondit en larmes. Pas des larmes de joie, non, celles-là je sais les reconnaître… c’était des larmes d’une profonde tristesse. J’avais devant moi une jeune femme meurtrie à l’intérieur, un mal la rongeait… découvrir la vérité, et la soulager de ce mal : telle était ma mission.

 

Au début, elle ne m’adressait pas la parole, uniquement des pleurs ; mais j’étais là pour les lui sécher. Avec du temps et de la patience elle s’ouvrit enfin à moi. Son histoire était douloureuse comme toutes celles des enfants traumatisés, maltraités, abandonnés… Lorsque nous nous enlacions, j’essayais de la calmer avec ma douceur et ma tendresse d’ours.

 

Au fil des années, j’ai eu une place prépondérante dans sa vie, sa douleur s’apaisa car elle savait que j’étais là pour elle quoi qu’il advienne. J’étais posé fièrement sur sa table de nuit ; tous les soirs et matins j’avais droit à mon bisou et un sourire. Lorsqu’elle éteint la lumière, je veille pour plus qu’aucun cauchemar ne vienne la hanté. Je suis son gardien, son confident, son ami.

 

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par Soizic Pédron